Chronique album • Imagine Dragons : “Mercury – Act I”

“Mercury – Act I”, l’album du renouveau pour Imagine Dragons


• Présentation •

• Un cinquième album qui sort des sentiers battus ! ⇒ La semaine dernière, le quatuor Imagine Dragons révélait un 5ème album très attendu. Après “Night Visions“, “Smoke + Mirrors“, “Evolve” et Origins, place à une nouvelle ère avec “Mercury – Act I“. 13 titres dont 3 singles déjà connus du public, qui avaient d’ailleurs annoncé la couleur, ou plutôt les couleurs, de ce projet inédit né de trois années de travail. Au programme, retour aux sources, mais aussi évolution, à la fois musicale et personnelle. Le nom de l’album fait lui même référence à l’instabilité, un changement constant. Wayne Sermon, l’un des membres, affirmait lors d’une interview avec USA Today : “Nous aimons explorer, aller quelque part où nous ne sommes pas encore allés ; c’est ce qui nous passionne”.

• Des collaborateurs de choix •

Pour la création de ce cinquième opus, le chanteur Dan Reynolds, le guitariste Wayne Sermon, le bassiste Ben McKee et le batteur Daniel Platzman se sont très bien entourés. Nous avons notamment eu la surprise de voir un ex membre fondateur du groupe participer à l’écriture de certains titres : Andrew Tolman. Les morceaux “Giants“, “It’s Ok” et “Monday” en font partie. La compagne de Dan Reynolds, Aja Volkman, a quant à elle participé à l’écriture de “Dull Knives“.

Mais surtout, le groupe pop-rock alternatif a eu la chance de travailler avec le producteur légendaire Rick Rubin, qui les a poussés dans leurs retranchements. “Mercury – Act I” est donc le fruit d’un long travail intime à ses côtés, durant lequel les Imagine Dragons auront exploré les genres et leurs sentiments.

• Une exploration des genres •

C’est d’ailleurs la collaboration entre les membres du groupe et Rick Rubin qui les a encouragés à se réinventer, en brouillant les frontières entre les genres musicaux, passant d’un style à l’autre. Rock, funk, pop, punk alternatif, tout y passe : une véritable expérimentation ! Ainsi, les deux premiers singles “Follow You” et “Cutthroat sont une bonne représentation de l’album. Certains titres suivent la lignée de l’hymne punk “Cutthroat” comme “Giants” ou “Dull Knives“, l’une des chansons les plus rock de leur discographie et rappelant leurs débuts. Ce morceau se détache du reste de la tracklist, avec une intensité impressionnante au refrain et un solo de guitare jouissif qui accompagne la prouesse vocale de Dan Reynolds.



D’autres titres se rapprochent plutôt de “Follow You” et “Wrecked“. Ainsi, “One Day” laisse entendre un morceau tendre, rayonnant de bonne humeur. “Easy Come Easy Go” tout en douceur, s’apparente à une berceuse pop. “#1” et “It’s Okay“, une des premières chansons écrites pour l’album, offrent des refrains fédérateurs, des airs chaleureux à reprendre en chœur.

My Life” nous transporte et nous touche en plein cœur avec une mélodie mélancolique au piano, rejoint par un violon au deuxième couplet avant un bridge explosif des plus revitalisants ! Enfin, “Monday” se détache dès les premières notes avec un rythme bourdonnant et un univers musical inspiré de celui de Prince.

• Des textes plus explicites que jamais •

Pendant ces dernières années de pause, parfois marquées par des épreuves telles que le deuil, le chagrin ou d’autres luttes personnelles pour chacun des membres, Dan Reynolds s’est retiré pour passer du temps avec sa famille, explorant ses émotions et les retranscrivant en musique. La collaboration avec Rick Rubin a aussi été fructueuse sur ce point, ce dernier ayant poussé le quatuor à exprimer leurs émotions, sans les dissimuler derrière des métaphores.

Sur ce cinquième album, les textes sont explicites et vont droit au but. La vulnérabilité et l’honnêteté se dégagent des paroles, soulèvent des questions existentielles : angoisses, amour… Une ouverture d’esprit qui a déjà conquis un public aux quatre coins du monde.

La santé mentale a toujours été l’un des combats de Dan Reynolds et ce thème se retrouve dans plusieurs titres. Dès le premier morceau, “My Life“, il se questionne sur le cours de sa vie. Dans “Lonely“, le texte parle de lui-même : “Sometimes I get a little anxious / ‘Cause these pills don’t work the way the doctor played it” tout comme dans “Dull Knives“, qui porte un véritable appel à l’aide désespéré : “Inside, I’m a mess, but I don’t let it show / I’m just hanging on, but you’d never know / I smile all day, and cry through the night“. Sur “Giants“, Dan aborde les dangers des addictions à la drogue et chante d’ailleurs les couplets de manière décousue, comme pour symboliser une absence, un état second. Des cris de détresse émouvants et libérateurs !

Si Wrecked avait été écrit suite au décès de sa belle-sœur, Dan évoque dans “Easy Come Easy Go” une amitié qui s’est estompée avec le temps : “la chanson parle de mon meilleur ami au lycée qui a eu un cancer des os et qui était en fauteuil roulant. Il a toujours, toujours été là et au fur et à mesure que le groupe a voyagé, nous nous sommes éloignés, ce qui a été très dur pour moi”. On y perçoit aussi des petits clins d’œil aux titres “Demons” et Zero” !

Des messages très positifs se font aussi entendre. “Monday” est une lettre d’amour de Dan à son épouse depuis 10ans (à écouter chaque lundi pour commencer la semaine dans la bonne humeur !). “#1” nous invite à suivre nos convictions, “No Time For Toxic People” est une célébration de la vie (pas le temps pour les personnes négatives !) et “It’s Okay” est un hymne à l’acceptation de soi, de ceux qu’on aime, défendant également la cause LGBTQ.



• Le bilan •

Les Imagine Dragons révèlent un album synonyme de renouveau qui nous laisse entendre les prouesses vocales de Dan et les talents indéniables de musicien des autres membres. Même s’il retrace des moments difficiles et des réflexions profondes, il n’en reste pas moins une source de bonheur et apportera au public une musique dans laquelle se refugier. Le groupe rock le plus vendu des années 2010 avec des hits tels que “Radioactive” ou “Demons” entend bien marquer cette décennie de la même façon (au moins) !


Imagine Dragons - Mercury Act I, rating

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