Chronique album • Videoclub : “Euphories”

Destination l’univers coloré de Videoclub avec leur premier album “Euphories”


• Présentation •

Depuis leur rencontre il y a trois ans, Adèle Castillon et Matthieu Reynaud ne se quittent plus. Grâce à ses débuts sur YouTube, Adèle avait déjà pu fédérer une communauté autour de sa personnalité solaire et décalée avant de s’essayer au cinéma. Matthieu, de son côté, collectionne les références musicales et maîtrise plusieurs instruments. C’est ensuite une rencontre, un coup de foudre artistique et une belle histoire d’amour. Le duo, d’origine nantaise, va vite devenir complice et construire un univers à part.

Révélés en 2018 par le titre “Amour Plastique” qui va séduire le grand public et venir bouleverser leurs vies d’adolescents, les deux artistes vont choisir de poursuivre leur duo, un chemin qui les mène vers leur premier album “Euphories“. Ce couple, à la vie comme à la scène, a beau ne pas avoir connu la décennie des années 80, mais nous propulse bel et bien dans cette époque, au rythme de morceaux electro pop et de mélodies au synthé tendrement dansantes, explorant les sentiments avec authenticité.

L’album, baptisé “Euphories” (au pluriel !), dépeint toutes les émotions fortes que l’on peut vivre tous les jours : doutes, joies, peines. Les sentiments ressentis au cours d’une période particulièrement intense pour le duo, entre fin d’adolescence et ascension fulgurante de leur carrière en tant qu’artistes.

Préparez le pop corn, on vous emmène découvrir ce bijou !



• Des morceaux et clips déjà cultes •

Tout d’abord, l’incontournable “Amour Plastique” et son refrain que nous avons tous déjà entendu. Sorti en septembre 2018, le single affole la toile et marque le début de la success story de Videoclub. Sur un rythme dansant, les plans s’enchaînent dans ce clip de Julie Reynaud, la sœur de Matthieu. Le décor rétro est planté. Tout l’album s’inscrit ensuite dans cette même lignée pour notre plus grand plaisir !

Les singles qui ont suivi étaient tout aussi efficaces. On retrouve “Roi“, son débit plutôt rapide et son clip qui, s’il paraissait plus sombre au départ, est finalement tout aussi chaleureux. Quant aux vidéos de “En Nuit” et “Euphories“, elles nous plongent toutes les deux dans l’univers du cinéma, l’une des passions communes du duo.

Sur “Mai” et Enfance 80, Adèle et Matthieu laissent éclater leur insouciance et leur désir de liberté avec des textes qui parlent à tous : “Je veux plus écouter je veux pas me poser de questions […] Traitez nous de révoltés, on en écrira des chansons“, “Je laisse aux autres les demain / Moi je prends que les maintenant“. Et le tout, toujours sur des airs synthpop à la fois doux et entraînants.



• De jolies découvertes •

Parmi les morceaux inédits de l’album, on découvre “Suricate (ODZ)“, des paroles écrites par Esteban Capron, qui a aussi travaillé sur “Amour Plastique” et “Roi“. Ce texte, davantage parlé que chanté par Adèle et Matthieu, semble faire allusion à une séparation sans pour autant tomber dans le mélodrame, il n’y en a pas au programme !

La chanson “Trois jours” a quant à elle été écrite par Adèle et s’introduit dans une ambiance très mystérieuse. C’est d’ailleurs seule que la jeune artiste interprète le titre, d’une voix emplie de mélancolie, chantant un regret avec nostalgie sur un refrain lancinant. “Polaroids” est aussi une très belle découverte. Rythmé par des bruits d’un appareil polaroid et des échos réguliers, le titre se révèle très catchy et ne donne qu’une envie, chanter en chœur le refrain avec Adèle et Matthieu !

• Quelques surprises •

Leur musique ayant dépassé les frontières, le couple s’exprime beaucoup en anglais sur les réseaux sociaux. La langue de Shakespeare a donc aussi sa place sur l’album !

Tout d’abord sur le refrain de “Petit Monde“. Les premières notes semblent futuristes puis, comme un doux dialogue, Adèle et Matthieu se répondent et se complètent. “What Are You So Afraid Of” est une reprise du titre de XXXTENTACION, enregistrée par Videoclub en 2019, que le duo a choisi d’intégrer à la tracklist de “Euphories“.  Adèle chante une nouvelle fois seule, avec douceur, comme une berceuse… des années 80 !

Il ne manquera plus que l’espagnol pour leur public hispanophone qui est lui aussi conséquent.

Avant de clôturer l’opus, place à “808”, un titre purement instrumental signé Matthieu Reynaud dont le domaine de prédilection est sans aucun doute la composition ! On reconnaît tout de même la voix d’Adèle, toute en discrétion. Très aérien, le morceau nous laisse planer, voyager dans un univers lointain pendant 3 minutes très agréables, achevées par le bruit des vagues.



• Et une belle conclusion ! •

Quoi de mieux pour conclure “Euphories” qu’“SMS” ? Un titre qui intrigue dès le départ : des rires, des voix lointaines puis des échanges qui retracent l’évolution de la relation d’Adèle et Matthieu. Immiscés dans l’intimité du duo, nous découvrons même les prémices du duo Videoclub : “tu sais qu’en vrai moi j’aimerais trop chanter […] sur une instru en mode années 80, avec une voix à la France Gall et tout”. Une belle conclusion, qui finit sur un air familier. On reconnaît par exemple la mélodie du single “Enfance 80“.

• Le bilan •

Un premier album prometteur comme on les aime que l’on pourrait qualifier de “rétro-futuriste” tant il ravive le passé avec modernité ! Le temps de 13 chansons, c’est un véritable retour à l’époque des VHS et des walkman, mis au goût du jour. Pour mettre un peu de couleurs dans cette actualité instable, “Euphories” arrive comme un cadeau pour les oreilles, merci Videoclub !

Si on peut leur souhaiter une chose, c’est que leur tournée, de passage au Trianon le 24 mars 2021, puisse voir le jour sans soucis, on croise les doigts !


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