Tibz : « Tout l’album va parler de relations entre les gens ! »

Le chanteur vous livre les secrets de son deuxième album à venir !


• Présentation ⇒ Il a su vous séduire trois ans auparavant à l’aide d’un premier album ô combien fédérateur, enjoué et positif à souhait, baptisé « Nation » et porté par le tube éponyme qui sera sans nul doute parvenu jusqu’à vos oreilles. Depuis, Tibz en a parcouru du chemin, et à tout juste 27 ans, il prépare activement la parution de son deuxième long format, attendu pour le début de l’année prochaine. Il y a quelques jours, nous nous entretenions avec l’auteur-compositeur-interprète d’exception pour en savoir davantage. Tous ses secrets sont à retrouver ci-dessous !



Live Actu : En 2016 nous te découvrons avec ton premier single « Nation », puis l’année suivante tu nous dévoiles ton premier album. Tu en as fait du chemin depuis ! Cela peut nous paraître loin, mais tu t’inscris parmi ces artistes de grande envergure qui peuvent se permettre d’échelonner tes projets, tout en restant attendu malgré le temps qui passe. Était-ce un parti pris d’envisager ton art ainsi ?

Tibz : Oui oui, bien sûr que c’est un parti pris. J’aime faire les choses tranquillement. Je n’aime pas être pressé par le temps, et je ne veux pas l’être. J’aime bien pouvoir avancer tranquillement, pouvoir choisir mes équipes. À côté, j’écris aussi pour d’autres artistes, je compose beaucoup, j’aime être entouré de mes amis. Ça ne me dérange pas de sortir un album tous les trois ans ! Tu vois, Francis Cabrel par exemple, ça faisait cinq-six ans que l’on ne l’avait pas vu, et ça dérange personne, c’est super ! J’ai pas de stress avec ça.

Live Actu : D’autant plus que c’est important, dans un processus comme le tien, d’écrire pour d’autres pour te permettre de te renouveler, de nourrir ton inspiration !

Tibz : Oui, j’adore cet exercice-là, ça me permet de me mettre dans des costumes que je ne peux pas porter tout le temps. J’adorais me déguiser quand j’étais petit, et là, ça me permet de me déguiser en d’autres chanteurs. Ça titille un peu mon imagination, et ça me fait rencontrer beaucoup de gens.

Live Actu : Est-ce un exercice pour toi facile de te mettre dans la peau d’un autre ? Ou cela engage-t-il une ébauche en amont selon laquelle tu parviens presque à connaître par cœur celui ou celle pour qui tu vas écrire ?

Tibz : Ce que j’essaye de faire, c’est de mener un travail de recherche sur la personne. Il y a évidemment de petites discussions, mais après c’est l’imagination qui parle. C’est plutôt un jeu qui me plaît. Je tente de viser juste, parfois je suis hors-sujet, mais lorsque ça marche, généralement ça fait une belle chanson pour l’artiste.

Live Actu : En vue de ton deuxième album, cela t’a-t-il permis de te dépasser dans ton processus créatif ? Es-tu allé chercher encore plus loin au sein des univers que tu as déjà pu appréhender jusqu’à présent ? Si l’on te pose ces questions, c’est parce qu’à la première écoute des singles « Tout Au Bout Du Monde » puis « Au Revoir », on ressent que tu as poussé l’écriture encore plus loin, le résultat est plus abouti et plus déterminant, à notre sens, quant à ce que tu vas proposer par la suite.

Tibz : Ouais, je vois ce que vous voulez dire. Quand tu grandis, tes compositions grandissent avec toi. Ce deuxième album, il faut savoir qu’il y a eu trois ans entre les deux projets. J’ai rencontré beaucoup de gens entre temps. Quand tu écris pour d’autres, systématiquement tu rencontres d’autres auteurs avec qui tu vas pouvoir travailler. Moi, je suis une éponge. J’ai besoin de prendre tout ce qu’il y a de bon chez les autres pour m’en inspirer. Et oui, ça va se ressentir dans mon écriture et dans mes chansons. C’est un album encore plus mature que le premier ! Il y avait une sorte d’insouciance, dans ma plume, sur le premier album quelque chose de très spontané. Là, mes textes sont plus soignés, plus calculés. Pourtant, je n’ai pas de cible, je veux parler à tout le monde, proposer quelque chose de très large, de plus soigné. Sur le nouvel album, il faudra lire entre les lignes !



Live Actu : À l’écoute de tes deux premiers singles d’ailleurs, on a l’impression que tu t’attèles davantage à l’art du storytelling. Les deux chansons se répondent presque, l’amour quel qu’il soit pour thème central, avec un sentiment de t’être adonné à un diptyque pour l’occasion. Tu nous dis si l’on se trompe !

Tibz : En fait, tout l’album va parler de relations entre les gens, de relations amoureuses… Pour « Tout Au Bout Du Monde », on est sur la relation fraternelle entre un mec qui va dire à son frère, à son meilleur ami « je te laisserai pas tomber, tu vas vraiment droit dans le mur mais il faut revenir sur Terre mon pote. Tu peux me demander tout ce que tu veux, il n’y a pas de problèmes ! » C’est une chanson un peu autobiographique, c’est aussi l’histoire de certains amis. Moi par exemple, j’ai quitté ma province pour atterrir à Paris, c’était très violent, la vie est rapide, différente, ça a été un peu un choc. Heureusement que j’avais des amis, et ma famille derrière moi à ce moment-là. La deuxième chanson, « Au Revoir », c’est une séparation, mais rigolote, sous le ton de l’humour. Dans l’album, il y aura pas mal d’anecdotes comme celles-ci, de petites tranches de vie. Tu pourras même créer des liens entre certaines chansons !

Live Actu : Et quel serait le pitch idéal de ce deuxième essai pour toi ?

Tibz : C’est un album qui va donner envie aux gens d’aller encore plus loin dans l’amour, de vraiment s’aimer. Ou de changer quelque chose en eux. C’est un album qui s’écoute sur la route aussi, les fenêtres ouvertes, à fond… pas la vitesse hein ! C’est un album très fraternel, très solaire, parfois plus nostalgique et un peu plus mélancolique. Je pense notamment à mon arrivée à Paris, j’ai quelques textes que j’ai écrits dans le Périgord, qui sont très solaires et très fédérateurs, tandis que ceux que j’ai écrits ici sont plus tristes, nostalgiques.

Live Actu : Un point retient notre attention, c’est celui de ton arrivée à Paris. En effet, beaucoup d’artistes, issus de province, évoquent cette transition. Nous pensons notamment à Madame Monsieur qui en ont fait une chanson. À quel moment cela s’est-il présenté comme une évidence que d’aller défendre ton art au cœur de la capitale ? Quel a été le déclic ?

Tibz : C’est venu assez tôt, juste après ma terminale. J’avais dix-huit ans, aujourd’hui j’en ai vingt-sept. Neuf ans déjà ! Alors je suis parti pendant un an à Paris, puis je suis redescendu, et c’est vraiment trois ans plus tard que je me suis décidé. J’ai une chance, je ne dois pas la louper, même si le mode de vie est assez anxiogène à Paris. C’était assez dur pour moi, je l’avoue, mais j’ai su m’entourer des bonnes personnes pour que ce soit joli.

Live Actu : Quand tu évoques le côté anxiogène, était-ce une nécessité pour toi de venir défendre cet univers justement si solaire que tu dépeins en musique, ces valeurs fraternelles et pleines de bonnes ondes ?

Tibz : J’écrivais mes chansons pour moi, aidé par un ami, puis on s’est demandé ce que l’on avait envie de raconter aux gens. On a envie de faire du bien quand on fait de la musique, il faut que ce soit une séance de relaxation ! On a envie de pleurer, de rire, de s’émouvoir. Il fallait se poser ces questions, qu’avons-nous envie de dire ? Le fond, c’était de transmettre que tout va bien, qu’il faut s’aimer parce qu’on n’a qu’une vie. C’est un peu la morale de mes chansons, aimons-nous à fond parce que ça passe vite. Le temps est compté, il faut profiter !

Live Actu : Le temps est compté, et c’est d’autant plus vrai à l’heure où les concerts s’annulent, se reportent, face à cette crise sanitaire. Comment vis-tu ce bouleversement si inédit ?

Tibz : Déjà, je fais partie des privilégiés donc je n’ai pas à me plaindre. On est en studio, j’ai beaucoup d’amis qui sont dans le même cas. Après, les concerts, c’est terrible mais on est tous logés à la même enseigne, c’est ce que je me dis. En attendant, nous devons nous serrer les coudes, faire des choses qui nous stimulent, faire des chansons. C’est une catastrophe pour beaucoup, c’est terrible, mais encore une fois moi je ne peux pas me plaindre. Je compose avec ce que je peux. Je finis mon album actuellement, j’imagine des chansons pour d’autres, j’essaye de donner un coup de main à des artistes qui, eux aussi, vont sortir leurs albums. Il faut être créatifs mais surtout solidaires, et se dire que l’on n’est pas tout seul !

Live Actu : Merci Tibz, pour ce temps accordé, en espérant se rencontrer de nouveau pour une nouvelle interview autour de l’album cette fois-ci !

Tibz : Merci à vous, et avec grand plaisir !

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