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Live Report : Jain @ L’Olympia, Paris – 07/03/2017

Live Report : Jain @ L’Olympia, Paris – 07/03/2017

Nous avons découvert pour la toute première fois sur scène l’artiste Jain. Terminé de chanter les chansons seuls dans notre piaule, c’est en vrai Glee Club que nous avons laissé notre voix s’échapper.

Le concert s’est déroulé à l’Olympia le 07 mars 2017.



Chauffeur de salle, Dj, chef d’orchestre, danseuse, musicienne, chanteuse, voici les nombreuses facettes que Jain nous a dévoilé durant cette soirée. Elle nous a prouvé encore une fois ce soir que c’est une artiste complète.

Ces multiples facettes nous ont laissé dans un espace-temps hors du commun. Nous ne savions pas si nous étions en boîte de nuit, dans un conservatoire, dans un spectacle de culture, dans un concert, à un spectacle de lumière ou de projection. Si on nous demande de résumer le concert de Jain en un mot, cela nous paraît assez difficile tellement nous avons vécu différentes expériences.

C’était le dernier Olympia que Jain faisait dans le cadre de sa tournée. Tout a commencé avec un bruit de fond sortant des baffles de la salle, le fameux « ouh wee »les mains tapent en rythme et là, l’artiste fait son entrée vêtue de son inséparable robe en col Claudine. En fond, 4 gros écrans noirs reflétant 4 lettres « J », « A », « I » et « N » animées en cohésion parfaite selon le rythme.

Le tempo de « Hope » tournait en boucle, ce qui a transformé la mythique salle de concerts en une véritable piste de danse à proprement parler. Réceptif, le public a su communier d’entrée avec la jeune toulousaine qui a d’emblée installé l’ambiance générale de la soirée, la décontraction avant tout quitte à faire vibrer le sol. À la fin de ce morceau les musiciens ont rejoint Jain à leurs postes respectifs : percussion, basse, guitare et synthé.



Nous avons eu droit à une présentation des musiciens et l’ambiance est repartie de plus belle. Les panneaux lumineux affichaient cette fois-ci des formes colorées qui apparaissaient et disparaissaient en cadence avec la musique.

C’est alors que le percussionniste a rejoint le devant de la scène pour nous honorer d’une danse africaine, accompagnée de Jain, le tout en osmose totale avec un décor des plus colorés, à l’image de l’art dépeint à travers les chansons de la demoiselle.

S’en suit, « All My Days »Jain s’empare de sa guitare électrique.  Puis nous avons entendu un morceau, le seul qu’elle a enregistré en Jamaïque. Elle nous expliquait que lorsqu’elle la chantait, elle se sentait comme là-bas.

Puis arriva un des titres que nous attendions le plus… « Come » ! Accompagnée de sa guitare, elle nous a livré une interprétation digne de ce nom, chose que le public a décidé d’immortaliser en brandissant son smartphone pour revivre le moment ultérieurement. Au milieu du morceau, les musiciens se sont munis d’un tom de batterie pour donner encore plus de rythme. Nous avons eu le droit à une vraie chef d’orchestre pour nous guider lors de notre interprétation de sa chanson. Petite anti-sèche en fond avec la projection des lyrics.

Puis, retour dans le passé, nous avons été plongés dans une ambiance club des nineties avec le morceau « Dynabeat ». Puis à la fin du morceau, le fameux « Ouh wee » est revenu, faisant crier le public. Et là… le deuxième titre favori est surgi : « Makeba » ! La salle était de nouveau en pleine euphorie. Le fond projetait des images faisant référence à l’Afrique et les portables étaient de nouveau de sortie. Petit concours, tout le monde se baisse et saute le plus haut possible sous le commandement de l’artiste !

Fin de concert, Jain en profite pour nous remercier et nous annonce que faire un concert avec un album comprenant dix chansons n’est pas chose simple, pourtant elle a su brillamment tenir en haleine des milliers de spectateurs pendant plus d’une heure de show, se livrant à cœur ouvert et partageant cet univers fascinant qu’est « Zanaka », agrémentant le tout en offrant quelques petits bonus tracks de la réédition disponible depuis la fin de l’année dernière.



Elle s’est alors éclipsée, laissant ses musiciens continuer à jouer. Chacun leur tour, ils disparaissaient mais cela n’était pas possible pour nous. Tous dans la salle étions trop gourmands et nous voulions une suite. Nous avons crié jusqu’à ce que Jain réapparaisse en prononçant à répétition « pompompolompo ». Ce rythme a été repris en cœur par la foule et Jain s’est mise à chanter par dessus, le tout a cappella ! Ça t est, nous étions dans un remake de Pitch Perfect.

Après ce moment d’émotion, nous avons eu ldroit à une déclaration d’amour, de paix et d’unité faisant référence aux attentats de Paris. Jain a saisi son micro et elle le plaquait contre sa poitrine pour faire résonner un battement de cœur. Des colombes, le symbole du Peace and Love, la Tour Eiffel et des étoiles défilaient. L’éclairage était tantôt noir, tantôt il portait les couleurs de notre belle France. À la fin, nous avons pu voir écrit sur fond noir en lettres blanches, tous les noms des victimes. Il ne pouvait pas y avoir de plus bel hommage ce soir-là.

Pour boucler cette belle soirée riche en émotions, nous avons chanté pour la dernière fois ce soir là « Makeba ». Elle nous a demandé gentiment si nous voulions chanter avec elle, mais comment refuser ? Jain est passée derrière les percussions pendant le morceau. En somme, c’est un événement mémorable d’une qualité irréprochable auquel nous avons assisté, la jeune artiste a su mettre en œuvre tous ses talents et nous proposer un show qui tient parfaitement la route, un professionnalisme incontestable pour un talent qui promet encore de très belles années devant elle !

Pour terminer ce report, les mots de la fin : « Ouh wee » !