LIVE

Chronique album • Breaky Boxes : « Red Twenty One – EP »

Chronique album • Breaky Boxes : « Red Twenty One – EP »

Si lorsque nous parlons rock français les noms de la scène parisienne reviennent majoritairement puisque occupant une bonne partie du territoire, il n’en demeure pas moins que certaines petites pépites nous venant tout droit de province ont tous des plus grands pour surprendre davantage leur auditoire que les non initiés. Preuve en est avec les rouennais de Breaky Boxes qui dévoilaient leur second EP « Red Twenty One » le 28 mai dernier.

Si le 21 rouge ne leur a pas porté chance dans la vie quotidienne en tant qu’amateurs de casino, ce petit projet composé de sept titres originaux, boosté par deux clips, a toutes les cartes en main pour leur ouvrir les portes de l’univers rock hexagonal et bien plus encore.



L’essence de ce « Red Twenty One », c’est une acquisition de maturité évidente en termes de qualité aussi bien artistique que technique comparé à son antécédent « After All » paru un an auparavant. Effectivement, nous assistons à une recherche musicale beaucoup plus approfondie et des sonorités peu explorées de nos jours, s’expliquant par un éclectisme au sein du groupe puisque chaque membre a ses influences de prédilection qu’il va apporter à la finalisation de chaque morceau.

Entre country, pop, folk et rock, les rouennais de Breaky Boxes nous emmènent aussi bien sur les traces d’un Bruce Springsteen que d’un Mick Jagger ou encore un bon vieux ZZ Top. Les sons font parfois penser à nos bonnes vieilles musiques anglaises. Effectivement, il nous apparaît un amour pour le côté rétro de la culture rock et retrouvons par ailleurs une concordance des mélodies digne de l’âge d’or de ce registre musical à l’aube des années 1970.


• Clip « Vietnam » :


Morceaux tantôt pêchus, tantôt doux se marient à merveille sur l’ensemble des sept titres avec une mention spéciale pour le morceau « Sköll » qui propose une énergie mystique de par le travail impeccable de cette partition décousue en partie pour la pratique de la batterie ou encore cette guitare électrique entêtante, le tout mis en avant brillamment par la voix rocailleuse et puissante de Jean-François, appuyée par des effets de réverbération finement utilisés et des chœurs indispensables au titre.


• Clip « 18.44 » :


Si toutefois, sept titres pour cet EP nous semble relativement peu puisque le projet est très bon dans l’ensemble et que nous en voulons plus, nous apprécions la longueur cependant des morceaux qui prouvent que le groupe est généreux avec son public sans omettre la qualité.

La concordance y est, le tracklisting est finement étudié pour proposer une écoute fluide, offrant un ton dégressif sur le degré d’intensité pour terminer en beauté sur le morceau festif « 18.44 ». En termes de réalisation, nous avons là un projet professionnel à coups sûrs puisque le mixage offre un rendu immersif au cœur des années ’70 et procure ce côté évasif mélodique travaillé à la pointe de la quintessence auditive.