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Chronique album • Twin Atlantic : « GLA »

Chronique album • Twin Atlantic : « GLA »

C’est le 9 septembre de cette année-même que les écossais du groupe Twin Atlantic sortaient leur quatrième et nouvel album « GLA » en référence au code de l’aéroport de leur ville d’origine à savoir Glasgow, berceau de leur enfance mais aussi de leur train de vie actuel les ayant grandement inspirés pour ce projet.

Que nous a donc réservés cette bande de quatre potes après leur précédent projet baptisé « Great Divide » paru un peu plus de deux ans plus tôt ? Les garçons ont-il créé un grand fossé entre ce qu’ils nous proposaient alors et le contenu dévoilé aujourd’hui ?


Twin atlantic - Cover album « Gla »


 À l’encontre de toute attente, pour « GLA », les Twin Atlantic se sont écartés de leurs inspirations pop/rock qu’ils avaient pu exploiter sur les deux premiers disques et revenir à leurs fondamentaux en arpentant des choix artistiques plus rock, combinés à un travail en profondeur finement léché. Les douze titres ont été passés au crible par nos soins, notre relevé général sur l’album est unanime.

Si les singles « No Sleep » succédant à « Gold Elephant: Cherry Alligator » vous ont convaincus et vous ont préparé aux dix titres restants alors sur l’opus, vous allez être servi. Le groupe oscille aisément entre sonorités modernes et plus rétro sans observer de décousure sur l’enchaînement des pistes bien que chaque morceau ait sa propre identité artistique. Le tracklisting semble finement étudié puisque l’écoute propose un concentré de variétés mélodiques fluide à l’oreille et intelligemment lié au fait qu’aucun titre ne se ressemble. Une stratégie fort louable et intuitive que la bande nous a proposée ici !


• Clip « The Chaser » :


Comme précisé dans l’introduction de notre chronique, le groupe s’est grandement inspiré de sa ville d’origine Glasgow qu’ils prennent plaisir à dépeindre en musique sur l’ensemble du projet, entre ses facettes plaisantes et celles qui le sont moins. Twin Atlantic prend en compte chaque trait d’aspect de son expérience vis-à-vis de la ville et transpose habilement les émotions que celle-ci leur inspire en musique.

Entre communion avec eux-mêmes, renforçant leur amitié, abords d’une certaine routine qu’ils ont pu connaître, émotions qu’ils y ont vécu, les quatre potes affirment une certaine alchimie et une cohésion de groupe indéniable. Chaque membre semble évoluer sans frontières pour proposer le meilleur de lui-même. Et en termes techniques, ça se ressent, le disque est relativement bien produit, le mixage est optimalement maîtrisé, des risques sont pris et ça prend, nous pensons d’entrée au morceau « A Scar To Hide » qui à nos yeux semble emprunter la signature créative des britanniques d’Oasis.


• Clip « No Sleep » :


Pour terminer sur ce projet qui nous est paru telle une petite merveille, loin des codes du rock industriel, les Twin Atlantic nous ont servi ici douze titres qui s’écouteraient en boucle à en juger par la composition de l’album. Partez d’un morceau bien rock en guise d’introduction, prenez une petite dizaine de morceaux voguant entre le moderne et le rétro, puis concluez par un morceau aussi pêchu que le premier pour observer une belle boucle bien rodée.

En somme, les écossais manient leur art de manière très professionnelle. Nous nous délectons dès la première écoute du projet et prenons plaisir à travailler ces quelques lignes sur celui-ci en même temps que nous le réécoutons. Un must-have pour les amateurs de bonne musique !